Partage de Voyages en Images
13 Février 2017
Les images, les mots affluent : Pain de Sucre, Christ Rédempteur, the Girl from Ipanema, Copacabana, le fútbol, les belles nanas sur la plage, la samba, les favelas,...

Depuis Cayenne, c'est plutôt compliqué : une escale à Belém avec changement de compagnie, la correspondance n'est pas au top, il faut dormir à Belém mais qu'importe, on parle de Rio de Janeiro !
Une petite semaine, assez pour découvrir tous les highlights ? On va dire presque ! Assez pour se faire une idée, assez pour la ressentir, assez pour avoir envie de revenir...
En quelques jours, et c'est valable partout, même après avoir potassé son guide, lu des tas d'articles, on ne fait que survoler la face émergée de l'iceberg. Aussi, pour aller plus loin et s'immerger dans les moeurs cariocas, rien de tel que quelqu'un qui maîtrise nos codes français (une française donc) et qui vit à Rio : Pauline loves Rio !
Nous avons opté pour l'hôtel Mama Ruisa, dans le quartier "bohème-arty" de Santa Teresa, pas le plus connu de Rio, mais certainement le plus charmant. Si vous êtes prêts à casser un peu la tirelire, allez-y les yeux fermés : imaginez-vous sur les hauteurs de Rio, dans un havre de paix avec des vues de folie sur la baie de Guanabara, en train de siroter une caipirinha au bord de la piscine, the Girl from Ipanema en fond sonore... Le paradis !
Ajoutez à cela des chambres décorées d'objets chinés, petit déjeuner en terrasse et un personnel aux petits soins, le plus dur devient alors de s'arracher à l'hôtel pour partir à la découverte des richesses de la cité carioca.
Ipanema n'est pas qu'une marque de tongs, c'est d'abord un quartier chic au sud de Rio, propice au shopping, et surtout l'une des plages "carte postale", toile de fond de la mythique Girl from Ipanema.
Leblon, plus chic encore, la prolonge à l'ouest, et se termine par la "Colline des Deux Frères", 553 mètres de verdure, qui apportent la touche "nature" à la photo.
A Rio, la plage étant presque une "Religion", les amateurs de curiosités socio-culturelles seront servis, c'est l'appartenance à un groupe qui déterminera à quel endroit on va aller se dorer la pilule : sportifs, familles, gay-friendly,... au gré des fameux "Postos" (postes de secours).
Déambuler sur la mosaïque noire et blanche des trottoirs d'Ipanema en essayant de deviner quel est le "ticket d'entrée" d'un Posto est un must. Tout comme se poser dans l'un des nombreux bars de plage en savourant une Agua de Coco, avant de louer sa chaise de plage, son parasol, et s'immiscer au coeur de la vie locale...


Et toujours dans un coin de la tête :
Tall and tan and young and lovely
The girl from Ipanema goes walking
And when she passes, each one she passes
Goes ah
Le Pain de Sucre, mythique gardien de l'entrée de la Baie de Guanabara, fût probablement la première vision qu'eurent les marins portugais qui baptisèrent la ville "Fleuve de Janvier" en pensant, en ce mois de janvier 1502, que la baie était l'embouchure d'un fleuve.
Aujourd'hui, un téléphérique permet d'accéder au sommet du colosse, qui offre des vues superbes sur la ville, dans son écrin de verdure, et dont les immeubles semblent ruisseler des collines, sous le regard protecteur du Christ Rédempteur, perché sur le mont Corcovado.
On embrasse d'un regard, la ville, les plages, la baie, la voisine Niterói et le ballet des atterrissages et décollages de l'aéroport Santos Dumont. Sur les conseils de notre hôte, nous sommes montés à 17h, pour profiter de tout ça au coucher du soleil : parfait ! Ces moments où on aimerait étirer le temps...


Idéal pour aller chercher la fraîcheur le long des allées ombragées de ce magnifique jardin tropical.

Et pour se restaurer sur place (en bons français il faut parler de nourriture à un moment ou un autre), une super épicerie-boulangerie-sandwicherie à l'ancienne, préparant de délicieux sandwichs et salades : la Bicyclette !


Impossible de visiter Rio sans découvrir la réalité des favelas ; de nombreuses agences proposent des tours à pied, en moto, voire même en jeep !
Tuyautés par Pauline du Mama Ruisa, on opte pour Annabelle, une française guide à Rio, qui propose une visite à pied de la favela de Rocinha. En trois heures, on a un bon aperçu de celle qui est considérée comme la plus grande favela d'Amérique du Sud. Annabelle a vécu quatre ans dans la favela, parmi ces dizaines de milliers d'habitants (le dernier recensement officiel dit 70 000, il y aurait en fait beaucoup plus de monde...), et fait tomber un paquet d'idées reçues :
On apprend donc un paquet de trucs en se faufilant à travers les étroites ruelles et on profite du réseau que notre guide a su tisser durant ses années en tant que locale, notamment pour avoir un point de vue incroyable sur tout Rio depuis le sommet, car oui, ça monte sec !
Amateurs de Street Art, la favela est faite pour vous...
Toujours difficile pour nous de quitter les hauteurs bohêmes de Santa Teresa pour "descendre en ville". Pourtant il y a tant de choses à voir ! Le temps d'un après-midi, on se décidera à prendre le "Bonde" (joli nom du joli tramway plein de charme qui descend la colline) pour aller jeter un oeil dans le Centro et le Quartier de Lapa.
Nous y découvrirons pêle-mêle :





Est-ce bien nécessaire de le présenter ? Trônant au sommet des 710 mètres du Mont Corcovado, le Christ Rédempteur semble vouloir faire un câlin à toute la ville de Rio.
Pour y accéder, 3 solutions : le pittoresque train à crémaillère qui traverse la forêt de Tijuca, les minivans, ou, pour les courageux, l'ascension à pied...
Nous avons opté pour le petit train, c'est sympathique mais un peu compliqué : il faut réserver la veille pour un horaire déterminé et se pointer 30 minutes avant, sous peine d'être refoulé à l'entrée. Il est aussi conseillé de monter le plus tôt possible, pour éviter la forte affluence. Bien disciplinés on réserve pour le premier départ, et 35 minutes avant s'il vous plaît... Dans les faits les guichets on ouvert 10 minutes avant le départ... Sans commentaires... Dans le train c'est l'interrogation : "de quel côté faut-il s'assoir pour avoir la meilleure vue ?", il s'ensuivra un ballet de changements de siège, tout cela pour pouvoir profiter du paysage sur un écran de 5,5 pouces et ramener à la maison une vidéo prise entre le poteau, les cheveux du voisin et le cadre de la fenêtre. Oui mais "j'y étais !!". En réalité peut importe le côté, on traverse une belle forêt tropicale et puis sur la fin de belles vues s'étendent de part et d'autre, mais rien de transcendant comparé à la suite...
C'est là-haut que ça se passe... La statue du Christ de 38 mètres, bijou art déco, impose le respect, et la vue depuis son perchoir est époustouflante, mais autant vous le dire tout de suite si vous espériez venir faire votre séance de méditation au calme, c'est raté... Même en prenant le premier train, on a eu le droit à un concours de selfies géant, catalogue de modèles de perches et de smartphones. Bousculades et irrespect au menu bien sûr ! Dommage car vraiment le spectacle est magnifique...


Encore un lieu à côté duquel on ne pouvait pas passer ! La plage, le fútbol, les stars du monde entier qui descendent au Copacabana Palace... toutes ces images que l'on a vues ou dont on a entendu parler.
Nous nous sommes fait une idée en se promenant sur la mosaïque "en vagues" blanche et noire (encore !) : on a trouvé à Copacabana un charme suranné mais certain, où la plage là aussi un art de vivre...



On ne se lasse pas de ce quartier : belles demeures, streetart, ateliers d'artistes, restaurants,... Quelques photos valent mieux qu'un long discours :
Allez-y les yeux fermés, c'est magique !